Cours de l’Or : à la croisée des chemins

La tendance de l’Or a atteint son niveau de mai 2020, au plus bas depuis 10 mois. Sur les marchés, l’Once d’Or s’échangeait ce matin à $ 1695 (EUR 1421). Cela fait presque 8 séances que l’Or est orienté à la baisse.
Dans une vision globale des marchés financiers, le prix de l’Or est affaibli par la hausse des taux d’intérêt des bons du trésor américain. L’optimisme quant aux anticipations de reprise économique et le renforcement de la parité du dollar face aux autres devises laisse un voile sur la valeur refuge.

 

Sans aucun doute, nous sommes à la croisée des chemins.

 

Tout le monde sur la planète est un potentiel acheteur d’Or. C’est un marché sur lequel jamais l’abondance n’a été un problème. Depuis, toutes ces années, le marché a réussi sans difficultés à absorber l’augmentation continue de l’offre ; qui est en moyenne de 2% par an ces 20 dernières années.
Par comparaison, aujourd’hui, une augmentation régulière de l’offre de pétrole engendre une baisse du prix du baril ; les producteurs d’Or noir sont obligés de gérer l’opulence de leur marché pour ne pas trop produire, ils ne gèrent plus que les surplus. Ils ferment le robinet en espérant faire monter le prix au dessus de leur coût de production. Cependant, une fois que le réservoir est plein se pose la question du stockage. Un puit de pétrole ne se ferme pas, il continue toujours de produire.

De la première à la dernière once d’Or, le métal jaune ne reste pas longtemps entreposé dans l’attente de consommateur.

Il n’y a pas un gramme d’Or extrait de la terre qui n’appartienne pas à quelqu’un. On ne laisse pas trainer son Or pour qu’il retourne à la nature ou ne pollue nos sols, nos terres, notre air ou notre eau.

Parfois, l’écart entre la valeur spot et la valeur physique est important. Cet écart reflète l’abondance ou la pénurie d’un marché local par rapport au marché international. Quand cet écart est important, cela signifie que le marché local est très demandeur ; tel un épiphénomène.

La plupart des spéculateurs voient l’Or et l’Argent d’investissement comme des engins à chevaucher et à dompter pour faire des profits. Ils peuvent emmener le prix à la hausse, comme à la baisse ; dans des extrêmes. C’est comme tendre un élastique ; et cela leur coute de l’énergie de le garder tendu. De plus, la valeur sur le long terme finit toujours par montrer l’équilibre du marché. C’est pour cela qu’il ne faut pas stresser à cause d’une tendance haussière ou baissière court terme.
Les investisseurs achètent l’Or dans un but de le garder sur le long terme, comme un actif dont la péremption est la perpétuité. Certains extrémistes de l’Or pensent que nous retournerons indubitablement vers l’Etalon-Or. Ou encore, certains en achètent par peur de l’avenir.

 

Les états continuent toujours d’augmenter la quantité de monnaie sans pour autant augmenter la croissance économique. Beaucoup d’économistes entretiennent la croyance que l’augmentation des taux d’intérêt est néfaste pour l’augmentation des prix de l’Or. Seulement, dans les années 1970, la hausse des taux n’a pas empêché la hausse du cours de l’Or. La valeur de l’Or ne se mesure pas à un équivalent en Dollar ; ou en monnaie, mais en temps.

La majeure partie des acheteurs d’Or physique le fait car elle croit que l’Or est ‘La’ monnaie.
Nous possédons de la monnaie pour éviter de vivre au crédit d’un tiers. Cela diminue le risque que notre monnaie disparaisse ; qu’il y ait un risque de perte. Quand nous possédons des billets d’Euro, nous savons que la Banque Centrale Européenne, ou la Banque de France est notre créditeur. Si nous pensons que cela est sans risque alors il n’y a aucune raison de posséder de l’Or.
Toutefois, le pouvoir libératoire de la monnaie, le pouvoir d’achat, diminue avec le temps. La valeur faciale, elle, reste la même. Alors, il est utile de posséder de l’Or. La question qu’il faut se poser est la suivante : que nous donnerons ces institutions en échange de ces billets dans un cas de force majeure ?  Ou encore, quelle est la valeur d’un billet reproductible à l’infini ? Lorsqu’il y a un seul billet sa valeur est absolue ; quand il y en a deux leurs valeurs sont relatives et moindre.

Un des risques de garder son épargne en devise est la faiblesse du taux d’intérêt par rapport à l’inflation. Quand, le taux d’intérêt de l’épargne est inférieur à l’inflation, elle se déprécie. Dans ce cas, même si le taux d’intérêt de l’épargne est positif, l’inflation étant plus grande, alors le pouvoir d’achat baisse. C’est le cas aujourd’hui sur le livret bancaire et les comptes d’assurance-vie.

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